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5 trucs à connaître pour une coupe nette

Le sujet de la coupe est un sujet récurrent dans les questions que je reçois par mail.

Comment avoir une coupe nette lorsque l’on coupe le cuir ?

Alors il n’y a pas vraiment “un” truc mais un ensemble de paramètres qui, mis bout à bout, vont permettre d’obtenir une belle coupe facilement.

Beaucoup de personne parleraient de l’affûtage de l’outil en premier …
je vais y venir mais j’ai un autre point à aborder avant.

La qualité du cuir

Oui, pour moi c’est le plus important !
Si un cuir est de qualité, le rendu de la coupe sera plus net.

La qualité de tannage pour commencer va vite influencer la présence de fibres.
Certains type de cuir ont naturellement des fibres apparentes mais elles disparaissent rapidement au ponçage pendant la préparation des tranches.

Le taux de gras du cuir va lui aussi influencer la facilité de coupe (essayez de couper un cuir gras … c’est du beurre)

La qualité du cuir est un point trop peu pris en compte, mais qui joue énormément.
Je gagne un temps fou sur les finitions des tranches rien qu’en choisissant de prendre un cuir un peu plus cher certes, mais de qualité.

Et pourquoi j’aborde ce point en premier ?

Parce-que pour moi, c’est le type de cuir et sa qualité qui vont déterminer le choix de l’outil pour le couper.
Un cuir souple de chevreau ne se coupe pas de la même façon qu’un cuir de bovin de 3mm par exemple, donc pas forcement avec le même outil ni avec le même besoin de finition de tranchant (polissage), sans parler de l’angle de coupe de l’outil etc.

2. L’affûtage de l’outil

C’est un point important aussi, c’est une base même.

Je ne recommande pas d’avoir absolument des tranchants rasoirs mais juste des lames bien affûtées …
Certains se mettent dans une frénésie d’avoir un tranchant capable de couper un cheveux en deux dans son épaisseur, mais en général, pour obtenir ce résultat, on y passe beaucoup de temps (surtout quand on débute), et au final plus que de couper …

Je dirais qu’il y a un équilibre à trouver dans le besoin que l’on a de l’outil et le temps passé à son entretien.

Déjà, utiliser l’outil adapté, c’est la base.

Ensuite, je préfère passer rapidement (genre 30 secondes) et régulièrement sur un strop et avoir un tranchant efficace que de passer 10 minutes à obtenir un tranchant rasoir qui va durer quelques coupes.

Oui, c’est hyper satisfaisant pour l’ego d’avoir un tranchet qui coupe comme un sabre japonais mais bon …
J’ai besoin de l’outil, mon but c’est de travailler le cuir, pas de passer ma vie à affûter.

Petit truc pour les débutants, l’affûtage sert à enlever de la matière pour obtenir un tranchant (le biseau), l’entretien de ce tranchant se fait par un polissage de la lame sur un strop avec une pâte à polir.

Mieux vaut passer régulièrement sur le strop sans attendre que ça ne coupe plus et toujours avoir un tranchant nickel que de devoir passer sur les pierres parce-que l’on a trop attendu.

Pour info, un cours en ligne existe au sujet de l’affûtage
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Ce point sur l’affûtage nous amène au point suivant :

3. La qualité de l’outil

Ou plutôt du métal utilisé pour la lame.

La dureté et la composition du métal va beaucoup jouer sur la régularité, le nombre de passage sur le strop pour entretenir le tranchant de la lame.

Attention toutefois à ne pas tomber dans l’excès inverse avec un outil qui demande un matériel de fou pour l’affûter ou l’entretenir.

Il vaut mieux trouver un bon équilibre de dureté qui va à la fois tenir la coupe, mais aussi s’entretenir facilement avec du matériel de base.

Une lame très dure peut facilement devenir cassante (gare à la chute d’outil) mais qui tiendra plus longtemps la coupe qu’une lame avec un métal plus mou qui elle, va perdre son tranchant rapidement (genre cutter de base).

La tenue du tranchant est aussi soumise à un autre point :

4. Le support

C’est un point trop souvent ignoré : le support de coupe.

Il vaut mieux éviter les pseudos tapis de coupes fait dans un plastique dur collé sur de la mousse, qui en fait écrasent le fil de la lame.
Ça protège la table oui, mais ça abîme les lames.

Il vaut mieux investir dans un bon tapis de coupe auto-cicatrisant, qui va accueillir le tranchant dans la matière, puis se refermer quand la lame se retire.

Cela joue beaucoup sur la tenue de coupe de l’outil.

Différents magasins pour le cuir ont de très bons modèles (Decocuir par exemple)

5. La posture physique

Pour finir, la posture pour couper.

Si votre plan de travail est trop haut, vous n’aurez pas autant de force qu’un plan de travail plus bas, où le corps peut vraiment ajouter du poids et donc plus facilement couper la matière.

Cela limite aussi la force à mettre dans les mains et les poignets et peut grandement soulager ou prévenir certains maux courant dans le métier (tendinites etc.)

La posture selon le travail que l’on effectue est très importante.
En utilisant le poids du corps pour mettre de la force dans l’appui, cela permet aussi d’avoir le poignet plus détendu pour la maîtrise du geste.

Moins de crispation pour plus de précision.

Prenez soin de vos postures de travail (en gros ne pas rester statique mais s’adapter selon ce que l’on fait) et ce sera moins de fatigue et plus d’efficacité.


Merci à

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c’est avec leur aide que cet article est paru 🙂

Pour ceux qui ne savent pas de quoi je parle, vous pouvez le découvrir à cette adresse :

A bientôt
Tithouan

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